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Le blog d'un poètriote

Hommage aux victimes du 6 février 1934 :

5 Février 2016 , Rédigé par Gerfaut

 

Hommage aux victimes du 6 février 1934 :

C’était à Paris le six février trente-quatre,
Dans la rue des milliers de gens étaient sortis.
Les patriotes étaient descendus combattre...
Pour renverser la république des pourris.

A la Concorde ils prirent d’assaut le barrage
Qui défendait l’accès vers le Palais Bourbon.
Ici le peuple laissa éclater sa rage
Jusqu’à ce que résonnent les détonations.

On fit tirer sur les opposants au régime,
Sur les résistants qui avaient osé défier
Députés et ministres baignant dans le crime.
Le sang des nationaux coula sur les pavés.

De ce jour funeste préservons la mémoire.
Que le sacrifice de nos prédécesseurs
Nous raffermisse et nous conduise à la victoire
Pour relever notre patrie du malheur.

 

 

Les victimes des émeutes :

AUFSCHNEIDER Alphonse :

De Schiltigheim (Bas-Rhin), 37 ans, valet de chambre, tué d’une balle au cœur près de la place de la Concorde. Il était Ligueur d’Action française.

CAMBO COSTA :

42 ans, d’origine hellénique, naturalisé Français, musicien sans travail, mort le 9 février des multiples blessures reçues dans la nuit du 6. Allié d’Action française.

CHEYNIER LE JOUHAN DE NOBLENS Gratien :

55 ans, industriel, ancien combattant, frère de trois combattants morts pour la France, marié et père d’un enfant de 7 ans 1/2, membre de la Solidarité française. Atteint d’une balle entre les yeux.

Il fut frappé et piétiné avec un acharnement bestial, comme le prouvent les nombreuses contusions et fractures du crâne, du nez et de la mâchoire que l’on releva sur lui. Il décéda quelques heures après son transport à l’hôpital Beaujon.

COUDREAU Raymond :

49 ans, commis-livreur dans une mercerie en gros ; n’appartenant à aucune association politique, veuf et père de six enfants, dont deux en bas âge.

ETHEVENEAUX Louis :

25 ans, garçon charcutier, reçut, près de la Madeleine, un coup de matraque d’un policier et mourut d’une fracture du crâne.

FABRE Jean-Eloi :

Etudiant en médecine, interne à l’hôpital Saint-Joseph, membre des Jeunesses patriotes, tué d’une balle au cœur devant le pont de la Concorde. Il avait été blessé en 1925, lors d’un guet-apens organisé rue Damrémont par les communistes.

GARNIEL Lucien :

Garçon boucher, Camelot du roi de 16 ans, blessé d’une balle qui l’atteignit à la colonne vertébrale, mort le 1er novembre, après une longue et douloureuse agonie.

Mlle GOURLAND Corentine :

Femme de chambre, 34 ans, tuée d’une balle à la tête sur la terrasse de l’hôtel Grillon, place de la Concorde.

JAVEY André :

39 ans, n’appartenant à aucune association politique, ancien combattant, blessé aux Eparges, croix de guerre. Succomba à ses blessures le 11 février.

LABOUCHEIX Marius :

Directeur administratif de la société « L’Energie industrielle », ancien combattant, laisse deux orphelins, frappé d’une balle en arrivant près de la place de la Concorde.

LALANDE Raymond :

Menuisier et tapissier d’autos, 24 ans. Atteint sur la place de la Concorde d’une balle qui lui fit éclater le tibia. Succomba des suites de sa blessure le 5 février 1936. S’était inscrit aux Camelots du Roi après le 6 février.

LAMMERT Henri :

31 ans, officier mitrailleur de réserve, gérant d’un hôtel meublé appartenant à ses parents. Ne faisant partie d’aucune association politique. Tué d’une balle dans le dos, sur la place de la Concorde. Il laissait une veuve sur le point d’accoucher.

LECOMTE Jules :

35 ans, engagé dans la marine à 19 ans embarqué sur les patrouilleurs de la division de la Loire, ouvrier à l’usine Renault, succomba le 12 février, ayant reçu une balle dans le ventre. Marié, sans enfant, il était Ligueur d’Action française et chef d’équipe de Camelots du Roi.

LIEVIN Charles :

Cuisinier, 34 ans, blessé le 6 février 1934 d’une balle à la colonne vertébrale, mort le 6 décembre 1935, après 22 mois d’atroces souffrances, laissant une femme sans ressources.

MEZZIANE Galli :

28 ans, musulman, membre de la Solidarité française, manœuvre en chômage, écrasé par un camion de la police lancé à toute allure, puis achevé à coup de pied et de matraque. Mort le 7 février.

MOPIN Jean :

Ligueur d'Action française, 24 ans, atteint à la colonne vertébrale, mort le 7 décembre d’une infection généralisée, après de longs mois de souffrances héroïquement supportées. Il a été inhumé à Compiègne.

MUNNIER Albert :

27 ans, comptable, depuis quelques mois sans travail, tué d’une balle de révolver dans la tête, rue Boissy-d’Anglas. Il était marié et père d’un bébé de 18 mois.

PEUZIAT René-Alain :

29 ans, frère du champion cycliste Georges Peuziat, n’appartenant à aucune association politique.

ROSSIGNOL Raymond :

37 ans, industriel, ancien combattant, membre des Jeunesses patriotes, officier de réserve de cavalerie, marié, père d’un enfant de 12 ans, tué d’une balle de révolver en pleine tête devant le pont de la Concorde.

ROUBAUDI Georges :

36 ans, industriel, directeur d’une grande maison d’importation et d’exportation de soierie occupant 200 ouvriers, ancien combattant, engagé volontaire à 17 ans, croix de guerre avec deux citations, marié et père de trois enfants dont l’aîné n’avait pas 6 ans. Ligueur d’Action française et membre de l’Association Marius Plateau.

SOUGARY Alfred :

30 ans, dessinateur, membre de l’Association des Décorés de la Légion d’honneur au péril de leur vie, fut tué à coups de matraque et relevé la colonne vertébrale complètement disloquée.

VAURY Henri :

39 ans, ancien combattant.

Hommage aux victimes du 6 février 1934 :

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RoutierdelaVII 28/03/2016 20:45

bien bien très bien